Conclusion

Comme vous l'avez sûrement remarqué au fur et à mesure de vos lectures à travers notre site internet, la libération du territoire français n'a pas été chose facile. Elle a imposé le sacrifice de plusieurs milliers de Résistants, français et étrangers, provoqué la déportation, la torture, des exécutions sommaires... et suscité d'âpres combats jusqu'à la capitulation allemande du 7 mai 1945.

De plus, vous avez compris que le processus de rétablissement républicain, qui ne s'achève qu'en octobre 1946 avec l'entrée en vigueur de la IVe République, a pris du temps et a parfois provoqué de vives tensions entre Résistants allant jusqu'à provoquer la démission de De Gaulle.

Suite à nos travaux, il nous paraît donc important de garder en mémoire l'engagement de ces hommes et de ces femmes qui n'ont pas hésiter à prendre tous les risques pour que la France et les Français redeviennent souverains. Nous leur devons beaucoup et surtout le fait d'exister encore et toujours unis par un pacte républicain où chaque citoyen peut exprimer ses opinions et participer aux décisions politiques.

Nous devons aussi nous souvenir de ce que fut la barbarie nazie ainsi que celle de ses complices français, afin qu'une telle catastrophe ne se reproduise plus. Ecoutons Lucie Aubrac qui nous déclare que "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" ou encore Stephane Hessel qui nous dit "Indignez vous".

Le devoir de mémoire est un devoir patriotique et, en cette année 2014, l'entrée au Panthéon de Geneviève Anthonioz de Gaulle, déportée à Ravensbrück (1920-2002), de Germaine Tillion, déportée à Ravensbrück(1907-2008), de Pierre Brossolette (1903-1944) et de Jean Zay (1904-1944), ancien ministre du Front populaire, député, emprisonné par le gouvernement de Vichy et massacré en 1944 par des miliciens français, montre que la République ne les oublie pas.