La libération des derniers réduits et des cols alpins

 

Face à la dégradation de la situation sur le front de l'Ouest, suite aux débarquements (voir Le Débarquement de Normandie et Le débarquement en Provence), Hitler prit des mesures pour gêner le ravitaillement des Alliés : le repli des armées allemandes quittant l'ouest et le nord de la France doit être accompagné par la création de places fortifiées dans les principaux ports français. Ordre est donné aux garnisons allemandes de les tenir. On les appellent les « poches de résistance allemandes ».   

 

En France, ces "poches" n'ont été libérées qu'après la capitulation allemande signée les 7, 8 et 9 mai 1945.

 

C'est alors environ 95 000 combattants allemands qui devinrent prisonniers.

 

                                

Photographie de Royan après la bataille

 

 

 

Les derniers réduits en France :

Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle et Royan (appelées aussi "forteresses" par les Allemands) résistent aux attaques des Alliés et des maquisards. Pendant des mois, tandis que les armées alliées libèrent l'Europe, soldats et civils enfermés dans ces forteresses vivent entre embuscades, bombardements et trêves.

A l'issue du conflit, certaines redditions trouveront une issue diplomatique, comme à La Rochelle, d'autres une issue tragique, comme à Royan, entièrement détruite par les bombardements alliés.

 

Un autre front :

Dans les Alpes, les forces italo-allemandes se sont maintenues dans toutes les hautes vallées et autour des cols de la frontière italo-allemande.

Des opérations en haute montagne sont menées au printemps 1945 pour tenter de dégager les cols donnant accès à l'Italie.

Au moment de la retraite adverse,  à partir du 25 avril, le franchissement de la frontière est permis.

Mais c'est lors d'une avancée française jusqu'à Turin et Cunéo que de sévères tensions naissent entre Alliés.

Six communes occupées sont rattachées à la France en 1947.

 

 

 

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