La libération de la Corse, 4 octobre 1943.

   Suite à l'opération Torch en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, près de 80 000 soldats italiens (pour 200 000 habitants) occupent la Corse. L'opposition au nouvel ordre est très vive. De plus, les Corses souffrent d'une pénurie de denrées alimentaires et craignent la disette. Le 8 septembre 1943, l'armistice italien est donc accueilli avec enthousiasme par la population corse. Mais, les Allemands remplacent aussitôt les Italiens en occupant l'île.

 

Pendant ce temps, profitant régulièrement de livraison d'armes et de munitions, acheminées notamment grâce au sous-marin Casabianca, les résistants corses organisent une action clandestine pour libérer la Corse. Le 9 septembre, d'Alger, le général Giraud ordonne à Paul Colonna d'Istria de commencer l'insurrection. Dans la nuit du 12 au 13 septembre le sous-marin Casabianca débarque une centaine d'hommes du CFLN. Six mille viennent ensuite les renforcer. Parallèlement des renforts allemands arrivent aussi, la 90e panzer de Sardaigne, et les combats durent jusqu'au 4 octobre, date de la libération de Bastia. Un peu plus tard des avions alliés bombardent la ville, ignorant qu'elle a été libérée.

  La Corse devient un symbole de la libération, puisque c'est le premier département français métropolitain libéré par des Français. Désormais, la victoire n'est plus un rêve lointain.

 

Sur cette image un tirailleur marocain et un résistant corse sont postés derrière un mur de pierres sèches dans le maquis, dans le secteur du col de San Stefano. (ecpad) 

Le tirailleur marocain nous rappelle le rôle majeur des soldats des colonies françaises, qui dès les premiers moments de la libération du pays, seront présents. En Corse, on doit signaler la forte présence de combattants marocains dans le 1er Régiment de Tirailleurs Marocains et deux escadrons du 4e Régiment de Spahis Marocains (4e RSM) .