Les FFI

 

 

Les F.F.I. (Forces Françaises Intérieure) ont joué un rôle majeur dans la libération. Ils sont le résultat d'une fusion des commandements de plusieurs groupements militaires de la Résistance intérieure française, comprenant l'Armée Secrète, l'Organisation de Résistance de l'Armée et les Francs-Tireurs et Partisans Français. Les F.F.I. nés fin 1943 ne cessent ensuite de voir leurs effectifs grandir jusqu'à atteindre environ 400 000 hommes à la fin de l'été 1944.

 

 Maquis en Hérault le 18 août 1944

Carte des maquis dans le département de l'Hérault en août 1944

 

Les F.F.I. organisent de concert avec les Alliés anglo-saxons et la France combattante des largages d'armes afin de préparer le débarquement de Normandie et de Provence ainsi que la Libération. Malgré la diversité de leurs unités, ils sont engagées sur de nombreux fronts à partir du débarquement en Normandie du 6 juin 1944.

 

Leurs actions sont très diverses. Tout d'abord, ils commettent des sabotages qui freinent de façon décisive les communications et les déplacements de la Wehrmacht. Ensuite, leurs actions militaires, conjointes avec les forces alliées en Normandie et en Bretagne, accélèrent et facilitent la Libération. Parfois celles-ci s'achèvent dramatiquement comme dans le maquis du Vercors en août 1944, mais ils parviennent à libérer des portions de territoire, comme le Languedoc-Roussillon où ils déposent les autorités issues du régime de Vichy. Enfin, leurs renseignements sont très précieux. Le général Eisenhower a estimé l'appoint des Résistants à 15 divisions (plus de 300 000 hommes).

 

L'exemple du maquis de Bir-Hakeim est très révélateur des F.F.I. Il s'agit en effet d'un maquis très mobile qui fixe ses campements tour à tour dans l’Hérault, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans le Gard où il se renforce ses effectifs avec l’arrivée de nombreux réfractaires au Service du Travail Obligatoire (créé en 1943 par Vichy pour alimenter l'économie nazie par une main d'oeuvre française) et son équipement grâce à des parachutages ou des prises d’armes. Le 26 août 1944, le maquis Bir-Hakeim participe activement à la libération de Montpellier, tout en continuant d'harceler les troupes allemandes en repli. Le colonel Carrel, Gilbert de Chambrun, est alors le chef régional F.F.I.

 

Après la libération, le général Charles de Gaulle fit en sorte de reconvertir les FFI dans l'armée régulière, ceux-ci pas toujours d'accord.

 

 

 

 

 

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