La répression à Montpellier

En 1944, la Gestapo répond à une politique systématique d'enfermement : n'importe quelle personne supposée résistante est enfermée dans des conditions déplorables. Le règlement est sévère, les cellules insalubres, l'hygiène inexistante, la nourriture très insuffisante et de qualité discutable. Les interrogatoires s'enchaînent, souvent musclés.

 

A Montpellier, les principaux lieux d'emprisonnements de Résistants sont :

- la prison de la 32°

- la villa Saint-Antonin qui était le siège administratif de la Gestapo, où le colonel SS Anzmann et le capitaine Heinrichs dirigeaient les services chargés de la répression. Une plaque, avenue de Castelnau, rappelle ce passé : « En ce lieu, qui fut de novembre 1942 à juillet 1944 le siège de la Gestapo, furent cruellement interrogés et torturés des centaines de résistants en préfiguration du peloton d'exécution ou de l'agonie lente des camps d'extermination nazie ».

- la villa des Rosiers, qui fut privilégiée pour les tortures,

- la caserne de Lauwe, réquisitionnée par les miliciens qui touchaient des primes pour chaque suspect arrêté, commettant de nombreuses atrocités dans les caves, transformées en cachots. Des dizaines de cadavres seront retrouvés dans cet espace emblématique de la barbarie. Ici une photo de la caserne :

  La caserne de Lauwe

 

D'autres résistants étaient envoyés au camp de Compiègne (destination Auschwitz-Birkenau) où plus de 54 000 personnes furent internées.

Voir : la Milice